• En Angola, les artisans travaillent le bois, le bronze, l'ivoire, la céramique afin de faire, essentiellement, des sculptures et des masques.

    Chaque ethnie à son propre art

    Nous avons choisi de parler de l'art Tchokwe qui a énormément contribué au développement de l'art en Angola

    yes

    Les Tchokwes sont un peuple africain qui habite en Angola et au Congo

    Voici l'une de leurs sculptures, certainement la plus célèbre de l'art angolais :

    "Le penseur de Cokwe"

    Chef d'oeuvre d'harmonie et de symétrie dans ses lignes

    *

    Les masques Tchokwe sont connus pour exprimer une très grande sensibilité, émotion et ont souvent des traces de larmes 

    En voici quelques exemples :

         

    Mais ce ne sont pas de simples créations esthétiques.

    En effet, Ces masques ont un rôle important dans le cérémonial culturel, symbolisant la vie, la mort, le passage de l'enfance à la vie d'adulte,....

    Par exemple

    Le masque féminin Mwana Pwo

    Résultat de recherche d'images pour "masque mwana pwo chokwe angola"

    Etait utilisé par les danseurs lors de leur puberté

     

    Le masque Cihongo

    Lui,évoque la puissance et la richesse

    Celui ci était porté par les chefs devant apporter la prospérité au village et rendre la justice

     

    Le masque Cikunza

    Est le masque protecteur des nouveaux initiés aux différents rituels

     

    Et il y en a encore pleins d'autres !!

    Mais Oceanne trouve qu'ils font peur alors nous nous arrêterons là 

    wink2

     

     

     

     

     

     


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  • Malgré la richesse du pays dû à l'exploitation et l'exportation du pétrole

    Tous les enfants vivant en Angola sont bien loin d'être égaux !!

    arf

    Pendant que certains ont la chance d'aller dans de magnifiques écoles ...

        

    .... Dans des régions reculés, d'autres n'y vont pas dans les même conditions ...

       

    ..... Voir même ne peuvent pas y accéder et travaillent 

    En Angola , un tiers des garçons et des filles ne sont pas instruits !!!

    *

    Nous avons donc déjà voulu savoir :

    Pourquoi autant d'enfants ne sont pas instruits ??

    - A cause de la guerre civile, de nombreux enfants sont aujourd'hui orphelins et vivent dans la rue ( 1,2 millions), blessés grave ou anciens enfants soldats. Les associations essaient de les aider comme elles peuvent !

    - Toujours à cause de la guerre civile, de nombreuses écoles ont été détruites (plus de 5000) et la formation des enseignants a été arrêté

    - Aujourd'hui, beaucoup d'enseignants n'ont pas les qualifications nécessaires et les classes sont surchargées (plus de 60 élèves par classe)

    - Le système de formation est médiocre et repose essentiellement sur les aides internationales

    -  Beaucoup de filles sont retenues à la maison pour s'occuper du ménage et de leurs frères et soeurs 

    - Un taux de grossesses très élevé chez les adolescentes : plus de la moitié des jeunes filles entre 15 et 19 ans ont, au moins, un enfant ! Ceci les contraints à arrêter leurs études

    - Des enfants sont obligés de travailler pour subvenir au besoin de la famille à laquelle ils appartiennent

    -  Malgré les profits réalisés grâce au pétrole, l'Angola fait parti des pays africains où les dépenses publiques d'éducation sont les plus faibles

    *

    Notre question suivante fut :

    Pourquoi malgré le fait que le pays soit devenu riche grâce au pétrole, la situation des enfants pauvres et de leur famille ne s'améliore pas ?

    Pourquoi les inégalités persistent voir même grandissent ?? 

    Malheureusement, à travers nos recherches, nous avons pu lire que l'argent du pétrole ne profite pas à la population

    Il y a d'une part, énormément de corruption en Angola et de l'argent disparait des finances de l'Etat ...

    D'autre part,l' argent est mal réparti !

    Et pendant que d'un côté du pays sont construits des écoles privées, hôpitaux privés, immenses stades, .... grâce à cet argent ...

    Panoramic

    De l'autre côté du pays, des familles, vivent sous le seuil de pauvreté,dans des huttes sans eau potable, sans électricité et souffre de malnutrition  ...

    Cela représente 41% de la population !!

     Un exemple concret :

    Ce gymnase est un bâtiment qui a été conçu pour recevoir la coupe du monde de hockey sur patin en 2013

    Il a coûté 10 millions d'euros à l'Etat angolais

    Selon l'organisation Cartitas Angola, deux millions d'angolais vivant dans cette même région souffrent de la faim ...

     *

    Ces recherches nous ont atteintes

    Et une incompréhension reste en nous : Pourquoi cette injustice? 

    Nous ne parlons pas assez de ces choses là !

    Et oui ....

    Tous les enfants dans le monde, toutes les personnes dans le monde n'ont pas la chance d'avoir un toit, de quoi s'alimenter, la possibilité de s'instruire et de s'offrir même des choses qui ne sont absolument pas vitales !!!

    *

    Nous terminons cet article avec une photo qui, nous trouvons, reflète très bien ce dont nous venons de parler ...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Voici un conte Cokwe, de la région de Moxico en Angola

     

     

    MWAA PHWO MUPEMA

    (La jeune fille parfaite)

     

    Dans un village du Moxico, un homme avait une fille très belle. Tous les garçons qui la croisaient la voulaient pour amie. Certains se disaient intérieurement : « peut-être même comme épouse ». Ceux qui la voulaient pour épouse, allaient demander sa main aux parents. Le père acceptait, mais il posait une condition :

    — Comme vous le voyez je suis déjà âgé, si vous arrivez à labourer la parcelle du champ qui reste, j’accepterai de vous donner la main de ma fille et vous deviendrez mon gendre.

    Ainsi, les jeunes hommes acceptaient de faire ce que leur futur beau-père leur demandait. Un jeune homme se porta candidat, on lui donna une houe, une hache et un coutelas, et le père de la jeune fille lui dit :

    — Commence à labourer de cette borne jusque là-bas, sans t’arrêter. Si tu y arrives, tu peux te considérer mon gendre.

    Le jeune homme, obéissant, prit la houe et commença : schtok, schtok, schtok, schtok, schtok, schtok… et il laboura la terre sous le regard attentif de la mère de la jeune fille.

    Après avoir labouré quelques mètres, il haleta :

    — Oh!

    Il essaya de se redresser un peu, mais la belle-mère qui le suivait, en le voyant s’étirer, lui dit :

    — Tu t’es reposé, ma fille ne sera donc pas ton épouse. Allez, c’est fini ! On rentre à la maison.

    Le lendemain, apparut un autre prétendant, on lui donna les mêmes outils et il se mit au travail : schtok, schtok, schtok, schtok, schtok, schtok. À la moitié du champ, il s’écria :

    — Oh!

    Ensuite il s’étira. La mère de la jeune fille, voyant cela, lui demanda :

    Es-tu déjà fatigué? Tu n’auras donc pas ma fille.

    Peu de temps après, apparut un nouveau prétendant, plus petit que les deux premiers. On doutait de lui et on lui dit :

    — Tel que vous êtes, qu’allez-vous faire? Si des hommes plus grands que vous n’ont pas réussi, comment allez-vous y parvenir?

    Il répondit :

    — Je vais essayer.

    Il se rendit, ensuite, avec sa future belle-mère sur le lieu de l’épreuve. On lui donna également la houe, la hache et le coutelas. Il écouta attentivement les consignes données par la mère de la jeune femme :

    — Commence ici et termine là-bas, sans te reposer. Si tu y arrives, une fois que nous serons rentrés à la maison, ma fille sera ton épouse pour toujours.

    Le petit jeune homme commença : schtok, schtok, schtok, schtok, schtok, schtok. Il avança et dépassa même l’endroit où les deux autres s’étaient arrêtés. Ensuite, tout en tenant la houe dans une main, il appela sa belle-mère :

    — Madame, Madame!

    Et tandis qu’il signalait de l’autre main l’endroit où se terminait le labourage, il demanda :

    — L’autre partie du terrain vous appartient aussi?

    La future belle-mère répondit patiemment :

    — Oui, cette partie nous appartient aussi.

    Et il continua à poser des questions, et pendant ce temps-là, se reposait un peu.

    — Madame, me suis-je reposé?

    — Non, continue.

    Et il continua : schtok, schtok, schtok, schtok, schtok, schtok. Et de nouveau, il leva le bras :

    Madame, madame, faut-il labourer là-bas aussi?

    La future belle-mère répondit :

    — Non là-bas ce sont des bois. Tu ne dois labourer qu’ici.

    Il demanda de nouveau :

    — Madame, me suis-je reposé?

    La mère de la jeune fille, patiemment lui répondit :

    — Non.

    Et le jeune homme continua, schtok, schtok, schtok, schtok, schtok, schtok et dit :

    — Madame, j’ai oublié mes vêtements là-bas derrière, les fourmis ne les ont pas rongés?

    La belle-mère demanda :

    — Où ça?

    Il répondit :

    — Plus loin, là-bas!

    Et la belle-mère répondit :

    — Non, le pantalon est en bon état.

    Et de nouveau le jeune homme demanda :

    — Madame, me suis-je arrêté?

    — Non.

    — Madame, j’ai donc fini de labourer!

    La belle-mère, heureuse, applaudit et cria :

    — Wau, wau, wau, wau.

    Ils prirent immédiatement le chemin vers le village et s’approchèrent du balcon où le beau-père se reposait. Celui-ci, dès qu’il les vit, demanda à sa femme :

    — Alors, femme, a-t-il fini de labourer et s’est-il arrêté?

    Elle répondit :

    — Non, mon cher.

    À la fin, le jeune homme emmena la jeune fille chez lui et il en fit sa femme. Ils eurent beaucoup d’enfants et furent heureux.

    Morale : On ne doit pas juger les gens sur leurs apparences.

     

    happy


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  • Voici un conte Kikongo, de la province de Uige en Angola

     

    UKAMBA WA MABULU YE MANKELELE

    ( L'amitié entre le loup et la perdrix)

     

    Le Loup et la Perdrix vivaient paisiblement. Un jour, la mère du Loup tomba malade. Afin de la soigner, elle et son fils se rendirent chez un guérisseur qui dit au Loup :

    — Pour guérir votre mère, il vous faut les plumes de la Perdrix.

    Il appela immédiatement son amie la Perdrix et lui répéta ce que le sorcier venait de lui dire :

    — Mon amie, toi seule peux guérir ma mère, avec tes plumes. Arrache-toi quelques plumes et offre-les moi, je t’en supplie !

    La Perdrix fit ce que son ami lui demanda. Ensuite, le Loup et sa mère se rendirent de nouveau chez le guérisseur. Et la mère du Loup fut guérie.

    Les années passèrent, et un jour la mère de la Perdrix tomba malade. Voyant son état empirer, la Perdrix décida de l’emmener chez le Guérisseur. Celui-ci conseilla du poil de Loup pour guérir. La Perdrix se rendit immédiatement chez son ami le Loup et lui dit :

    — Mon ami, ma mère est malade.

    — Oh ! Que pouvons-nous faire?

    — Je suis allé chez le Guérisseur et il m’a demandé de lui ramener de ton poil pour pouvoir la guérir.

    — Quoi ? Répète-moi ça!

    Patiemment, la Perdrix répéta mais cela ne servit à rien. Alors, elle décida d’utiliser son dernier argument, rappelant au Loup la faveur qu’elle lui fit quelques temps auparavant lorsque sa mère était malade :

    — Mon ami Loup ! Le Guérisseur m’a dit que tu devais m’aider comme je l’ai fait pour ta mère. Donc, tout comme je t’ai donné mes plumes, toi aussi tu dois me donner de ton poil pour sauver ma mère.

    En entendant cela, le Loup s’éloigna en se répétant ces mots :

    — Il faut rompre cette amitié, il faut la rompre, il faut rompre cette amitié.

    La Perdrix déplora le refus de son ami et dit :

    — En ce temps-là, je t’ai aidé. J’ai arraché mes plumes, et te les ai données pour guérir ta mère ! Maintenant que ma mère est malade, tu ne veux pas m’aider ! Pourquoi ?

    En entendant cela, le Loup marcha plus vite encore et d’un ton exaspéré et fâché, répéta plusieurs fois :

    — Que cette amitié soit rompue, que cette amitié soit rompue, que cette amitié soit rompue.

    Et ce fut ainsi que la grande amitié du Loup et de la Perdrix finit.

     

    Morale : La véritable amitié ne perdure que si elle est fondée sur la réciprocité

     

    yes

     


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  • Voici un conte Olunyaneka, de la région de Huila en Angola

     

    VEVALI VAKATAINJA OVAHIKWENA

    En quête d'une fiancée

     

    Un jour, deux jeunes gens s.en allèrent en quête de leur future compagne. Ils se dirigèrent vers le village, et y trouvèrent une jeune fille. Ils furent bien reçus par la famille qui tua une poule et la leur offrit.

    En mangeant, l'un d'eux, se croyant plus malin, pendant que l'autre était distrait, mit ses os dans son assiette.

    En guise de dessert on leur offrit des cacahuètes (jinguba), le jeune homme qui se croyait plus malin, recommença. Après avoir mangé les cacahuètes, il jetait les écorces sous les jambes de son ami quand il était distrait. Une fois le repas terminé le père de la jeune fille dit :

    — Ma fille se mariera avec celui qui a mangé et qui a laissé les os et les écorces de cacahuètes. Je ne veux point pour gendre celui qui a tout avalé.

    Ainsi la jeune fille fut donnée à celui qui fut piégé par son ami.

     

    Morale du conte : Attention, ne tends pas de piège à ton prochain, car il pourrait se retourner contre toi !

    yes


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