• MYTHES FONDATEURS DU PEUPLE MONGOL ET DU CLAN BORDJIGIN

    Mythe fondateur du peuple Mongol 

      

     

    Il est dit que le peuple mongol vient de l’union d’un loup bleu “Borte Tchino” et d’une biche blanche “Ko’ai Maral”. 

    Ainsi commence une extraordinaire histoire d’amour. Le loup avec son courage, sa force et la biche avec sa douceur, son intuition, son élégance forme un couple complémentaire. 

    En effet, alors que selon les lois de la nature, l’un devrait détruire l’autre, le chasseur et la proie se rencontrent, et ils s’aiment. Dans cet amour, il n’y a rien de bien ni de mal mais celui-ci est si fort qu’il modifie les lois de la nature. 

    Le couple venant d’une région éloignée à l’ouest et après avoir traversé un vaste lac, fixe son campement à la source du fleuve Onon, dans les mont Burqan.

    De leur union, nait l'ancêtre de tous les Mongols : Batachi-qan

    Börte-a-Tchino représente le symbole du Ciel et père de tout le peuple Mongol, la biche Ko'ai Maral, symbolise la pureté et la beauté et représente aussi la féminité et la Terre nourricière. 

     

     Mythe fondateur du Clan des Bordjigin 

     

    La tribu des Borgjidin fait partie de la grande famille des tribus mongoles. C’est la tribu de Yegusaï et de Temudjin (Gengis khan).

    Batachi-qan. est à la tête d'une longue lignée de descendants pour arriver jusqu'à Toroqoljin-Bayan et son épouse Boroqchin-qo’a 

    Il y a bien longtemps de cela, Toroqoljin-Bayan et son épouse Boroqchin-qo’a formaient un couple très fidèle et très uni. Ils étaient tellement uni que leur premier enfant naquit avec un seul œil, placé verticalement au milieu du front. On le nomma Duwa-Soqor (Duwa l’aveugle). Cet œil unique était, par contre, très perçant et grâce à lui, Duwa-Soqor avait le don de voir à cent lieue à la ronde.

    AprèsDuwa-Soqor naquit un deuxième fils qui prit le nom de Dobun-Mergen (Dobun le Grand Archer).

    Les années passèrent et les deux frères devinent des jeunes gens pleins d’ardeur et de force.

    Un jour, ils partirent à la chasse. Duwa-Soqor, se servant de son don, parcourra la steppe de son regard perçant. Il vit, à l’horizon, un groupe de personnes qui se déplaçait et dit à son frère :

    - J'aperçois, au loin, une très belle jeune fille et sa suite. Je pense qu’elle va à ses noces.

    Demain, elle devrait passer non loin d’ici. Quand elle arrivera, enlève-la pour en faire ton épouse.

    Dobun-Mergen ne le cru qu’a moitié, mais le lendemain il revint quant même au même endroit pour vérifier les dires de son frère. Il vit alors arriver une jeune fille très belle entourée d’une petite troupe.

    Le jeune homme se précipita sur eux, les assaillant de flèches et de coups de sabre. En peu de temps, la petite troupe fut dispersée et dobun-Mergen enleva la jeune fille pour l'emmener dans sa yourte.

    C’est comme ça qu’Alan-Qo’a (Alan la Belle) devint l’épouse de Dobun-Mergen.

    Bien vite, naquirent deux enfants, l’aîné fut nommé Bügünüteï et le cadet Belgünütei. On dit que Bügünüteï fut l’ancêtre du clan Bügünüt et Belgünütei fut l’ancêtre du clan Belgünüt.

    Malheureusement, peu après, Dobun-Mergen fut tué au cours d’une chasse, laissant seuls, son épouse et ses deux fils;

    Alors que Alan-Qo’a s’occupait de ses deux enfants et qu’elle restait chaste, elle donna la vie à trois autre enfants.

    Tous le monde était préoccupé par ce miracle et désirait connaître le secret de ce mystère.

    Alors, Alan-Qo’a leur expliqua qu’avant chaque naissance, elle avait vu un rayon de soleil entrer par l’ouverture du Tonoo. Ce rayon lumineux lui frôlait sa douce peau blanche et lui réchauffait le cœur comme du temps ou son mari était vivant.

    C’est ainsi que naquirent 

    - Buqu-Qadaji, ancêtre des Qatagin

    - Buqatu-Salji, ancêtre des Saldji'ut

    - Boronchar-Mungqaq, ancêtre des Bordjigin.

    C’est pourquoi, chez les Bordjigin, on dit que dans ses veines se mêlent le sang d’Alan la belle et de la lumière du soleil.

     

    Plusieurs autres tribus mongoles se prétendent descendre des enfants d' Alan-Qo’a et se donne également le nom de "Mongol Nirun" (enfant de la Lumière).

     

    Ces deux textes sont extraits du blog peuplescavaliers.be


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